L'hymne national kurde
Ey Reqîb
Écrit en 1938 dans une cellule de prison par le poète Dildar, chanté du Bakur au Rojhilat et dans toute la diaspora. Voici le site de référence : paroles vérifiées, traductions, histoire et sources.
S'écrit aussi Ey Reqib, Ey Raqib, Ay Raqib, ou en écriture arabe ئەی ڕەقیب.
Qu'est-ce qu'Ey Reqîb ?
Ey Reqîb (ô ennemi, parfois rendu par hé gardien) est l'hymne national des Kurdes. Le poème fut écrit en 1938 par Dildar, nom de plume du jeune étudiant en droit Yûnis Reûf, alors emprisonné pour ses convictions politiques. Il est écrit en soranî, le kurde central, et compte cinq couplets, auxquels répond chaque fois le même refrain de défi.
En 1946, l'éphémère République de Mahabad (Rojhilat) adopta le poème comme hymne national ; depuis 1991, il est l'hymne officiel de la Région du Kurdistan (Başûr). Bien au-delà de tout statut officiel, il est chanté partout où des Kurdes se rassemblent : dans les quatre parties du Kurdistan et dans la diaspora.
Ce site documente l'hymne comme le ferait un ouvrage de référence : le texte vérifié avec ses variantes, des traductions soignées, l'histoire avec ses incertitudes nommées plutôt que lissées, et une source pour chaque affirmation.
Le premier couplet
ئەی ڕەقیب، ھەر ماوە قەومی کوردزمان،نایشکێنێ دانەری تۆپی زەمان.
Ey reqîb, her mawe qewmî kurdziman,Nayşikênê danerî topî zeman.
کەس نەڵێ کورد مردووە، کورد زیندووە،زیندووە، قەت نانەوێ ئاڵاکەمان.
Kes nelê kurd mirdûwe, kurd zîndûwe,Zîndûwe, qet nanewê alakeman.