Notre propre traduction ligne par ligne, faite directement depuis l'original soranî. Nous traduisons volontairement au plus près plutôt que poétiquement : le but est de montrer ce que dit réellement chaque ligne.
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1
Ey reqîb, her mawe qewmî kurdziman,
O ennemi! Le peuple de langue kurde demeure:
Nayşikênê danerî topî zeman.
les forgerons des armes du temps ne le brisent pas.
Kes nelê kurd mirdûwe, kurd zîndûwe,
Que nul ne dise que les Kurdes sont morts: les Kurdes vivent.
Zîndûwe, qet nanewê alakeman.
Ils vivent, et jamais notre drapeau ne tombera.
Note. Reqîb vient de l arabe raqīb, le guetteur ou le gardien. Le vers s adresse aux gardiens de la prison de 1938 et, plus largement, à tout pouvoir qui surveille les Kurdes.
2
Lawî kurd hestaye ser pê wek dilêr,
La jeunesse kurde s est levée comme un lion,
Ta be xwên nexşî bika tacî jiyan.
pour inscrire de sang la couronne de la vie.
Kes nelê kurd mirdûwe, kurd zîndûwe,
Que nul ne dise que les Kurdes sont morts: les Kurdes vivent.
Zîndûwe, qet nanewê alakeman.
Ils vivent, et jamais notre drapeau ne tombera.
Note. Dilêr signifie brave, au coeur de lion. La couronne de la vie inscrite de sang est l image centrale du sacrifice: une vie qui prend sa valeur par ce qu on est prêt à donner.
3
Ême roley Mîdya û Keyxusrewîn,
Nous sommes les enfants de la Médie et de Keyxusrew:
Dînman, ayînman, her nîştiman.
notre foi et notre religion, c est la patrie.
Kes nelê kurd mirdûwe, kurd zîndûwe,
Que nul ne dise que les Kurdes sont morts: les Kurdes vivent.
Zîndûwe, qet nanewê alakeman.
Ils vivent, et jamais notre drapeau ne tombera.
Note. La Médie est l empire antique des Mèdes, dont la tradition nationale fait descendre les Kurdes; Keyxusrew (Kay Khosrow) est un roi légendaire et juste. Certaines versions chantent her Kurdistan au lieu de her nîştiman (la patrie); les deux circulent.
4
Ême roley rengî sûr û şorişîn,
Nous sommes les enfants du rouge et de la révolution:
Seyrî ke, xwênawî ye rabirdûman.
regarde notre passé, il est trempé de sang.
Kes nelê kurd mirdûwe, kurd zîndûwe,
Que nul ne dise que les Kurdes sont morts: les Kurdes vivent.
Zîndûwe, qet nanewê alakeman.
Ils vivent, et jamais notre drapeau ne tombera.
Note. Le rouge est la couleur du sacrifice, le même rouge que la bande supérieure du drapeau kurde. Le vers lit l histoire kurde comme une chaîne de soulèvements payés de sang.
5
Lawî kurd her hazir û amadeye,
La jeunesse kurde se tient toujours prête,
Giyanfîdaye, giyanfîda, her giyanfîda.
à donner sa vie, donner sa vie, toujours donner sa vie.
Kes nelê kurd mirdûwe, kurd zîndûwe,
Que nul ne dise que les Kurdes sont morts: les Kurdes vivent.
Zîndûwe, qet nanewê alakeman.
Ils vivent, et jamais notre drapeau ne tombera.
Note. Giyanfîda unit giyan (la vie, l âme) et fîda (offert): celui qui donne sa vie. La triple répétition se chante comme un serment montant qui clôt l hymne.
Traduction : Eyreqib.com, CC BY-SA 4.0. Vérification et détails de licence : Sources